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17/05/2013

PSAUME 103


Partition musicale : www.psalmboek.nl

MIDI
Musique : www.spindleworks.com

MIDI
Homophonie de Goudimel
Musique : www.genevanpsalter.com
Psautier de Genève de 1729

1. Bénissons Dieu, mon âme, en toute chose;
Lui sur qui seul ton espoir se repose;
Chantons son nom, sans nous lasser jamais.
Que tout en moi célèbre sa puissance;
Surtout, mon âme, exalte sa clémence,
Et compte ici tous les biens qu’il t’a faits.

2. C’est ce grand Dieu, qui par sa seule grâce,
De tes péchés les souillures efface,
Qui te guérit de tout infirmité.
Du tombeau même il retire ta vie;
Il rend tes jours heureux, malgré l’envie,
T’environnant partout de sa bonté.

3. C’est ce grand Dieu, dont la riche largesse
Te rassasie, et fait qu’en ta vieillesse,
Ainsi qu’un aigle, on te voit rajeunir.
Aux opprimés il est doux et propice;
Et tous les jours, sa suprême justice
Fait voir qu’il sait pardonner et punir.

4. Jadis Moïse, avec crainte, avec joie,
Vit du Seigneur la merveilleuse voie;
Tout Israël vit aussi ses haut faits.
Toujours clément, et rarement sévère,
Prompt au pardon, et lent à la colère,
Il est si bon, qu’il remplit nos souhaits.

5. Si quelquefois, abusant de sa grâce,
Nous l’offensons, il s’irrite, il menace.
Mais sa rigueur ne dure pas toujours;
Il nous épargne, et sa juste vengeance
N’égale pas les peines à l’offense;
Car sa bonté vient à notre secours.

6. À qui le craint, à qui pleure sa faute,
Cette bonté te fait voir aussi haute
Que sur la terre il éleva les cieux.
Et comme est loin le couchant de l’aurore,
Ce Dieu clément, quand sa grâce on implore,
Met loin de nous nos péchés odieux.

PAUSE

7. Comme à son fils un père doux et tendre,
Si notre cœur vient au Seigneur se rendre,
Il nous reçoit avec compassion;
Car il connaît de quoi sont faits les hommes;
Il sait, hélas! il sait que nous ne sommes
Que poudre et cendre, et que corruption.

8. Les jours de l’homme à l’herbe je compare,
Dont à nos yeux la campagne se pare;
Qu’un peu de temps a vu croître et mûrir,
Et qui soudain, de l’aquilon battue,
Tombe, se fane, et n’est plus reconnue,
Même du lieu qui la voyait fleurir.

9. Mais tes faveurs, ô Dieu, sont éternelles,
Pour qui t’invoque; et toujours les fidèles,
De siècle en siècle, éprouvent ta bonté.
Dieu garde ceux qui marchent en sa crainte,
Ceux dont le cœur s’attache à sa loi sainte;
Tous ceux enfin qui font sa volonté.

10. Dieu, qui des cieux voit tout ce qui respire,
Dans ces lieux hauts a bâti son empire,
Tout l’univers est soumis à ses lois.
Joignez-vous donc, pour chanter ses louanges,
Esprits divins, chœurs immortels des anges,
Vous, qui volez où commande sa voix.

11. Bénissez Dieu, sa céleste milice,
Ministres saints, hérauts de sa justice,
Qui de lui plaire êtes toujours soigneux.
Qu’en tout climat, tout peuple, tout royaume,
Tout le bénisse; et, pour finir mon psaume,
Ô bénis-le, toi, mon âme, avec eux.
Version de 1587

1. Sus louez Dieu, mon âme, en toute chose,
Et tout cela qui dedans moi repose,
Louez son Nom très saint et accompli;
Présente à Dieu louanges et services,
Ô toi, mon âme! Et tant de bénéfices,
Qu’en as reçu, ne les mets en oubli;

2. Mais le béni, lui qui de pleine grâce
Toutes tes grand’s iniquités efface,
Et te guérit de toute infirmité;
Lui qui rachète et retire ta vie
De dure mort qui t’avait asservie,
T’environnant de sa bénignité.

3. Lui qui de biens à souhait et largesse
Emplit ta bouche, en faisant ta jeunesse
Renouveler, comme à l’aigle royal.
C’est le Seigneur, qui toujours se recorde
De faire droit par sa miséricorde
Aux oppressés, tant est Juge loyal.

4. Au bon Moïse afin qu’on ne fourvoie,
Manifester voulut sa droite voie,
Et aux enfants d’Israël ses hauts faits.
C’est le Seigneur enclin à pitié douce,
Prompt à merci, et qui tard se courrouce;
C’est en bonté le parfait des parfaits.

5. Il est bien vrai, quand par notre inconstance
Nous l’offensons, qu’il nous menace et tance;
Mais point ne tient son cœur incessamment.
Selon nos maux point ne nous fait: mais certes
Il est si doux, que selon nos dessertes
Ne nous veut pas rendre le châtiment.

6. Car à chacun qui craint lui faire
La bonté sienne il démontre aussi haute,
Comme sont hauts sur la terre les cieux;
Aussi loin qu’est la part orientale
De l’occident, à la distance égale,
Loin de nous met tous nos faits vicieux.

PAUSE.

7. Comme aux enfants est piteux un bon père,
Ainsi pour vrai à qui lui obtempère;
LE Seigneur est de douce affection;
Car il connaît de quoi sont faits les hommes,
Il sait très bien, hélas! Que nous ne sommes
Rien sinon poudre et putréfaction

8. À herbe et foin semblent les jours de l’homme;
Pour quelque temps il fleurit ainsi comme
La fleur des champs qui nutriment reçoit;
Puis en sentant d’un froid vent la venue,
Tourne à néant tant que plus n’est connue
Du lieu auquel n’a guères fleurissait.

9. Mais la merci de Dieu est éternelle
À qui le craint: et trouveront en elle
Les fils des fils justice et grand’ bonté.
J’entends ceux-là qui son contract observent,
Et qui sa loi en mémoire reservent,
Pour accomplir sa sainte volonté.

10. Dieu a bâti, sans qu’il branle, n’empire,
Son trône és cieux : et dessous son empire
Tous autres sont et soumis et ployés.
Or louez Dieu, anges de vertu grande,
Anges de Dieu qui tout ce qu’il commande
Faites si tô que parler vous l’oyez.

11. Bénissez Dieu, son armée tant sainte,
Ministres siens qui d’accomplir
Ses mandements n’êtes point paresseux;
Tous ses hauts faits en chacun sien Royaume,
Bénissez Dieu: et pour clore mon psaume,
Louez-le aussi, mon âme, aveques eux.