Retrouver un psaume :

15/10/2016

PSAUME 40 : Après avoir constamment attendu

1. Après avoir constamment attendu De l’Éternel la volonté, Il s’est tourné de mon côté, Et sa voix sainte enfin m’a répondu. D’un bourbier effroyable, D’un gouffre épouvantable, Son bras m’a retiré; Mes pieds, bien affermis, Sur la roche remis, Vont d’un pas assuré.

2. Ouvrant ma bouche, il fait qu’à son honneur,
Partout mes chants retentiront;
Partout les peuples apprendront
À ne rien craindre en craignant le Seigneur.
Heureux est l’homme au monde,
Qui sur son Dieu se fonde,
Qui s’en fait un rempart;
Laissant les esprits vains,
Dans leurs projets hautains,
S’égarer à l’écart.

3. Seigneur mon Dieu, tes conseils, tes hauts faits,
Surpassent notre entendement;
Pourrait-on tenter seulement
De calculer les biens que tu nous fais?
Pour moi, si je les compte,
Le nombre me surmonte.
On t’a vu refuser
Les gâteaux et les bœufs,
Et par un choix heureux
L’oreille me percer.

4. Le sacrifice ordonné dans la loi
Ne pouvant pas te contenter,
Je viens, ô Dieu, me présenter,
Comme en ton livre il est écrit de moi.
Sans regret, sans contrainte,
À ta volonté sainte,
J’ai soumis mes désirs;
Tes saints commandements
Règlent mes mouvements,
J’en fais tous mes plaisirs.

PAUSE

5. J’ai publié ta justice, ô mon Dieu;
Je n’en ai rien dissimulé.
Tu fais comme j’en ai parlé,
Devant ton peuple, à toute heure, en tout lieu.
C’est ainsi que je chante
Ta bonté si constante;
Et qu’encor tous les jours,
De ta fidélité,
Et de ta vérité
Je fais tous mes discours.

6. Aussi Seigneur, de ta protection
Jamais tu ne me priveras;
Mais plutôt tu m’accorderas
Les tendres soins de ta compassion.
Mes maux sans cesse augmentent,
Mes péchés m’épouvantent,
J’en ai l’esprit troublé;
Je les sens plus nombreux
Que ne sont mes cheveux,
Et j’en suis accablé.

7. Ta main peut me délivrer sans effort;
Hâte-toi de me secourir;
Et, pour m’empêcher de périr,
Repousse, ô Dieu, ceux qui cherchent ma mort.
Trompe l’injuste attente,
D’une troupe insolente,
Prête à me déchirer;
Fais retomber sur eux,
L’opprobre si honteux,
Qu’ils m’osaient préparer.

8. Mais comble, ô Dieu, de tes biens précieux
Ceux qui suivent tes saintes lois;
Nous chanterons, tous d’une voix,
Gloire au Dieu fort, gloire au Maître des cieux.
Hélas! je souffre encore,
Mais le Dieu que j’adore
De moi veux prendre soin.
Seigneur, tu m’as aidé;
Seigneur, tu m’as gardé;
Accours à mon besoin.

(Psautier de Genève 1729)