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02/09/2014

PSAUME 7 : Mon Dieu, mon unique espérance

1. Mon Dieu, mon unique espérance, J’attends de toi ma délivrance; Sauve-moi des cruelles mains De mes ennemis inhumains; Leur chef, connaissant ma faiblesse, Tel qu’un lion que la faim presse, Me poursuit pour me dévorer, M’atteint, et va me déchirer.

2. Grand Dieu, sur qui je me repose,
Si j’ai compris ce qu’il impose;
Et si contre lui j’ai tenté
Ni fraude, ni méchanceté;
Si mal pour mal j’ai voulu faire
À cet implacable adversaire;
Ou, si je ne fus le support
De celui qui me hait à tort.

3. Je veux qu’en cette injuste guerre
Il me poursuive, qu’il m’atterre,
Et que, par un dernier malheur,
Il m’ôte la vie et l’honneur.
Montre-toi donc pour ma défense;
Fais qu’il éprouve ta vengeance;
Oppose à mes fiers ennemis
Le secours que tu m’as promis.

4. Que, de tous les climats, on vienne
Entendre ma cause et la sienne,
Quand sur ton trône glorieux,
Tu feras droit entre nous deux.
Là, des peuples souverains Juge,
Ô Dieu, tu seras mon refuge,
Pour me juger dans l’équité,
Et selon mon intégrité.

PAUSE

5. Confonds des méchants la malice,
Et rends aux justes la justice,
Toi, dont les yeux toujours ouverts,
Sondent les cœurs les plus couverts.
Dieu, qui connaît mon innocence,
Est mon bouclier, ma défense;
Son bras soutient, et rend vainqueur,
Tout homme juste et droit de cœur.

6. Dieu, dis-je, est le juge équitable
De l’homme droit et véritable;
Mais on le voit se courroucer,
Quand on s’obstine à l’offenser.
Si celui qui cherche à me nuire
Ne vient enfin à se réduire,
Dieu prendra, contre ce méchant,
Son arc et son glaive tranchant.

7. S’il n’apaise Dieu par ses larmes,
Dieu lui fera sentir ses armes;
Ses flèches donneront la mort
À ceux qui m’en veulent à tort.
De ce méchant l’humeur hautaine
Conçoit du travail, de la peine;
Et pour tout fruit de son désir,
N’enfante que du déplaisir.

8. Toujours profond dans ses malices,
Il me creuse des précipices;
Mais dans tous ceux qu’il creusera,
Lui seul se précipitera.
Le mal que sa haine m’apprête
Va lui retomber sur la tête;
Du trait que sa main a lancé,
Lui-même se verra percé.

9. Ô Dieu, je bénis ta justice,
Qui se montre à mes vœux propice;
Et tant que je respirerai,
Ton saint nom je célèbrerai.

(Psautier de Genève 1729)