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12/09/2015

PSAUME 139 : Grand Dieu, tu vois ce que je suis

1. Grand Dieu, tu vois ce que je suis,

2. Soit que je marche, ou sois couché,
Je ne te suis jamais caché;
Ta vue éclaire mon sentier,
Et tu me connais tout entier;
Le mot à peine est sur ma langue,
Que déjà tu sais ma harangue.

3. Lorsque je vais, lorsque je viens,
Je me sens pris dans tes liens;
Seigneur, ton pouvoir souverain
Me mit, en naissant, sous ta main;
Et comment pourrait ma faiblesse
Atteindre à ta haute sagesse?

4. Si ton Esprit veut me chercher,
Où fuirai-je pour me cacher?
Puis-je me sauver devant toi?
Si je monte aux cieux, je t’y vois;
Et si je descends dans l’abîme,
Je t’y vois pour punir mon crime.

5. Quand l’aurore m’aurait prêté
Ses ailes, sa rapidité,
Et que j’irai, en fendant l’air,
Aux bords opposés de la mer;
Ta main, s’il te plaît de l’étendre
Viendra m’y poursuivre et m’y prendre.

6. Si je dis: la nuit, pour le moins,
Me cachant aux yeux des témoins,
De son ombre me couvrira;
La nuit même t’éclairera;
Car l’ombre la plus ténébreuse
Est pour toi claire et lumineuse.

7. Tu sondes mes reins et mon cœur;
Et c’est toi qui formas, Seigneur,
Tout mon corps si bien assorti,
Dans les flancs d’où je suis sorti;
Et pour ces merveilles étranges,
Ma bouche chante tes louanges.

8. Seigneur, les biens que tu nous fais,
Ta puissance, et ses hauts effets,
N’ont jamais pu se concevoir;
Mon âme cherche à les savoir;
Mais toi, qui seul m’as donné l’être,
Seul aussi tu peux me connaître.

9. Oui, c’est ta main qui m’a tissu,
Dans le sein où je fus conçu.
Tes yeux me virent imparfait;
Et de mon corps rien n’était fait,
Rien n’avait commencé de vivre,
Que tout s’écrivait dans ton livre.

10. Grand Dieu, tous tes faits glorieux
Me furent toujours précieux;
On ne saurait les supputer;
Et si je voulais les compter,
Il s’en trouverait davantage
Que de grains de sable au rivage.

11. J’y médite avant mon sommeil;
J’y pense encore à mon réveil.
Mais, Seigneur, quand détruiras-tu
Mes ennemis, par ta vertu?
Quand viendras-tu, par ta puissance,
Les éloigner de ma présence?

12. J’entends ces orgueilleux, Seigneur,
Qui voudraient ternir ton honneur,
Et dont la folle impiété
Ose attaquer ta Majesté.
Contr’eux tous mes esprits s’aigrissent,
Et je hais ceux qui te haïssent.

13. Je veux les haïr constamment,
Je les déteste ouvertement;
Oui, Seigneur, je veux, toujours,
Enfuir les profanes discours.
N’est-il pas juste que j’abhorre
Le méchant qui te déshonore?

14. Dieu juste et bon, éprouve-moi,
Vois si je n’aime pas ta loi,
Ou si mon pied s’est arrêté
Au chemin de l’iniquité;
Et que ta grâce, où je me fonde,
Soit toujours mon guide en ce monde.

(Psautier de Genève 1729)

Psaumes 30 et 76 avec la même musique.