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06/05/2013

PSAUME 145

Psautier de Genève de 1729

1. Mon Dieu, mon Roi, toujours puissant et bon,
Je veux sans fin exalter ton saint nom;
Je veux, Seigneur, en tous lieux, en tout temps,
Te célébrer sur des tons éclatants.
L’Éternel seul est grand et redoutable;
Nul ne comprend son essence adorable.
Un siècle à l’autre annonce ses louanges;
Et tout nous dit ses merveilles étranges.

2. Je veux chanter sa gloire et sa grandeur,
Qu’on voit briller avec tant de splendeur;
Et pour louer ses miracles divers,
J’emprunterai la voix de l’univers.
Le cieux, la terre, et tes autres ouvrages,
De tes vertus sont les vives images.
J’apprendrai d’eux à publier sans cesse,
Et ta puissance, et ta haute sagesse.

3. Ils sont témoins de ta fidélité,
Ils nous font voir ta force et ta bonté;
Prêts à transmettre, aux peuples à venir,
Mêmes leçons et même souvenir.
Dieu fut toujours clément et débonnaire,
Prompt au pardon, tardif à la colère;
Et ses faveurs, si souvent éprouvées,
Sont à nos yeux, en tous ses faits gravées.

PAUSE

4. Aussi, Seigneur, les œuvres que tu fais,
De ta bonté ne se tairont jamais;
Mais tes enfants, touchés plus vivement,
Te béniront aussi plus dignement.
Tous d’un accord, et d’un chant de victoire,
De ton empire ils chanteront la gloire;
En tous climats ils te feront connaître;
Tous les mortels voudront t’avoir pour maître.

5. Ton règne, ô Dieu, subsistera toujours,
Rien n’en saurait interrompre le cours;
Ta main retient l’homme près de tomber;
Ton bras soutient ceux qui vont succomber.
À toi, Seigneur, s’attend ta créature,
Elle reçoit de toi la nourriture.
Quand il est temps, ouvrant ta main puissante,
Tu la repais, et remplis son attente.

6. Notre Dieu, dis-je, est juste en tous ses faits,
Et ses faveurs remplissent nos souhaits;
Il se tient près de ceux qui, tous les jours,
D’un cœur fidèle implorent son secours.
Sa providence, à ceux qui le révèrent,
Donne toujours ce que leurs cœurs espèrent.
Il est touché de leurs cris, de leurs larmes;
Il les délivre en toutes leurs alarmes.

7. Celui qui l’aime éprouve sa bonté;
Mais du méchant il punit la fierté.
Ma bouche aussi sans fin le chantera;
Tout ce qui vit, sans fin le bénira.