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16/12/2013

PSAUME 65

Psautier de Genève de 1729

1. Ô Dieu, c’est dans ta Sion sainte
Que tu seras loué,
C’est là qu’avec respect et crainte
Tout honneur t’est voué;
Et puisque tu daignes entendre
Nos vœux et nos soupirs,
Tous les peuples viendront s’y rendre
Pleins des mêmes désirs.

2. Hélas! mes erreurs et mes vices
Allumaient ton courroux;
Mais, Seigneur, tes bontés propices
T’apaisent envers nous.
O qu’heureux l’homme peut se dire,
Qu’il t’a plu d’adopter!
Dans tes parvis il se retire;
Tu l’y fais habiter.

3. Des biens qu’il te plaît nous y faire
Nos cœurs se rempliront,
Des douceurs de ton sanctuaire
Nos âmes jouiront.
Tes décrets toujours infaillibles,
Grand Dieu, qui nous soutiens,
Par des événements terribles
Se font entendre aux tiens.

4. Aussi jusques aux bouts du monde,
Tout repose sur toi;
Jusqu’où finit la terre et l’onde,
Tout fléchit sous ta loi.
Ceint de tes forces redoutables,
De grandeur revêtu,
Tu rends les monts inébranlables
Par ta seule vertu.

5. Ta voix sait de la mer bruyante
Les vagues abaisser,
Des peuples l’émeute inconstante
D’un mot tu fais cesser.
Voyant tes œuvres sans pareilles,
Les peuples étonnés
Admirent tes hautes merveilles,
Même aux lieux éloignés.

PAUSE

6. Des bords où le soleil se lève,
Ramenant la clarté,
Aux bords où sa course s’achève,
Tout chante ta bonté.
Si nos guérets et nos prairies
Languissent faute d’eau,
Tu leur rends par tes riches pluies
Un air riant et beau.

7. L’eau qui de tes canaux regorge
Vient la terre nourrir,
Afin que le froment et l’orge
Puissent croître et mûrir
Quand tu vois sa soif apaisée,
Ses sillons aplanis,
Par la pluie et par la rosée
Son germe tu bénis.

8. L’automne, de fruits couronnée,
Vient réjouir nos yeux;
Ta main verse toute l’année
Tes biens du haut des cieux.
On voit, jusqu’aux plaines désertes,
Les bergers en jouir;
Les coteaux et leurs croupes vertes
Semblent s’en réjouir.

9. On voit partout dans les campagnes
Mille troupeaux divers,
Les vallons au pied des montagnes
De grands blés tout couverts.
Et cette richesse champêtre,
Par de muets accords,
Chante aussi l’Auteur de son être,
Qui répand ses trésors.